Innovateur et auteur de la méta-méthode d’innovation disruptive

Chercheur indépendant*, passionné par la systémique de l’innovation, j’ai fui les appareils et la nomenclature institutionnels pour me consacrer totalement – et librement – à ma passion.
L’innovation n’est pas, à mes yeux, un simple “courant managérial” ni même une absolue nécessité économique… : c’est l’un des critères fondamentaux de notre humanité !
L’homme n’est devenu l’Homme et ne deviendra…(?) que par force d’innovation ! L’anthropologie a probablement plus à nous apprendre sur l’innovation que les sciences de la gestion. La systémique et l’étude de la complexité nous ouvrent aujourd’hui de nouvelles grilles de lecture de notre propre histoire. Saisissons-les !

* en savoir plus sur mon domaine de recherche actuel

Innovateur pionnier ?

De formation initiale commerciale, j’ai toujours été passionné d’innovation !
Il y a près de quarante ans, j’étais déjà innovateur en numérisant sur un Mac 512K des images d’origine analogique pour les intégrer dans un télex d’un nouveau genre. Le télex, rappelons-le, ne pouvait – technologiquement parlant – contenir d’images. Plus encore, la photographie numérique restait à inventer ! Cette innovation avait permis à la petite SARL que j’avais créée de se hisser en quelques mois au sommet de la notoriété auprès du commerce moderne de l’époque.

Quelques mois plus tard, nous installions notre première borne d’information consommateur dans un grand hypermarché de Montpellier. Une structure en bois vernis qui contenait un Apple II, un clavier numérique et une imprimante thermique. Chaque produit (plantes tropicales) recevait un code. Le client n’avait qu’à taper ce code sur le clavier pour se voir délivrer une fiche produit (origine, histoire, conseils d’entretien, d’exposition…). Nous étions en… 1985 !

Innovateur technologue…

Au milieu de la décennie suivante, alors que l’Internet commençait à peine d’exister en Europe, j’innove encore – avec 20 horticulteurs néerlandais (dimension industrielle) -, en créant la toute première plate-forme multilingue de promotion B2B : « The green source » (La source verte). L’idée était d’échantillonner virtuellement les professionnels européens de la distribution horticole (garden centers, paysagistes, décorateurs…) en spécimens rares et, de ce fait, difficiles à échantillonner. Ce fut un fiasco total ! L’exemple type de l’innovation ratée faute d’accès à son marché. Nous avions simplement oublié de vérifier le taux d’équipement Internet de notre cible… (Inférieur à 10% !).

…fasciné par les nouvelles technologies de l’information et de la communication (T.I.C.)

Cependant, j’avais découvert un nouveau terrain de jeu, plus propice qu’aucun autre à l’innovation : le World Wide Web. Un nouvel univers où tout semblait possible. Les ordinateurs du monde entier n’avaient-ils pas décidé de s’interconnecter ? J’ai vite compris qu’au delà des machines elles-mêmes, c’étaient leurs processeurs qui se liaient. Ils formaient ainsi une véritable puissance de traitement des données à l’échelle de la planète. Participer, comme pionnier, à une aventure de cette envergure n’était sans doute pas complètement étranger à mon nouvel engouement. Je résolus donc de m’y investir en créant ma deuxième société…

Mais là encore il me fallait innover. Innover dans le champ même d’une innovation majeure ?
Le coût d’un hébergement web professionnel était à l’époque de 1 200 à 2 000F/mois (France, 1998). Or, la technologie « virtual server » venait d’être inventée aux États-Unis. Elle permettait de subdiviser le logiciel serveur Apache en un nombre infini de serveurs virtuels. Une machine pouvait désormais héberger plusieurs dizaines de sites web. Qu’à cela ne tienne : on pouvait donc diviser le coût du webhosting par 30 ! Nous l’avons proposé à 59F/mois (avec 80% de marge brute) !

Innovateur chercheur…

Tel Candide, je cultivais ainsi, année après année, mon petit potager d’innovations… Oh, je récoltais bien, çà et là, quelques fruits prometteurs, mais j’étais insatisfait. J’avais l’intuition que quelque chose d’essentiel m’échappait. Je pressentais qu’une logique gouvernait au processus. Peut-être même des lois ? Il me fallait comprendre. Il me fallait… savoir !

C’est ainsi qu’à 50 ans je me retrouvai sur les bancs de l’université (UTBM). J’y décrochai un Master2 – spécialité innovation -, pour pousser ensuite les portes d’un laboratoire de recherche spécialisé dans… l’innovation évidemment ! Et là, pendant quatre années qui passèrent comme quatre secondes, je me gavai littéralement de tout ce qui de près ou de loin touchait au processus innovateur. C’était, jour et nuit, un plongeon libre, sans filet, dans le « vortex innovationnel » ! Chaque nouvelle brique de connaissance était jouissance. Je découvrais enfin l’infinitude de mon ignorance ! J’apercevais à peine la complexité systémique de l’environnement que déjà s’imposait l’évidence de son intégration dans un « sur-système » ; un paradigme de l’innovation ?

Les institutionnels n’étant jamais très loin de la recherche, on me confia le développement d’une plate-forme pour une gouvernance innovante de la Stratégie Régionale d’Innovation (SRI) de la Région Franche-Comté. Son objectif était d’associer les agents économiques à la formation de la décision publique en matière de SRI. J’ai développé un superbe outil. Très innovant.
Partant de la théorie de N.Kano, j’ai modélisé la matrice SECI de Nonaka & Takeuchi pour en faire le moteur de la plate-forme. En français : l’acteur public pouvait, via la plate-forme, consulter à tout instant les agents économiques sur leurs préférences explicites et/ou tacites quant aux mesures qu’il pouvait prendre, tout en produisant de la connaissance. En d’autres termes, nous avions créé un système d’organisation apprenante !

…persévérant

Depuis, j’ai surtout continué ma recherche. C’est d’ailleurs cette passion de la recherche qui a donné naissance à La Méta®. Certes, la méta-méthode d’innovation disruptive que je propose aujourd’hui n’est pas, en soi, une approche théorique nouvelle. Elle est une approche méthodologique, donc pratique. Cependant, la combinatoire qu’elle fait des outils, de la théorie (CK) et de la stratégie (Océan bleu) qu’elle mobilise, est unique. Pouvoir mesurer à grande échelle les résultats de son application pourrait bien faire émerger… une « méta-théorie » de l’innovation ?

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