Innovation de rupture : l’approche systémique de La Méta® méthode d’innovation

Innovation de rupture : un processus systémique.

L’approche analytique des méthodes d’innovation « conventionnelles »

Les méthodes d’innovation « conventionnelles » décomposent le processus d’innovation de rupture pour l’analyser. Cette approche analytique permet de comprendre comment fonctionne le processus. Ou plutôt, de comprendre comment fonctionne une certaine partie du processus analysé. Aucune, en effet, n’aborde le processus d’innovation disruptive dans sa globalité et sa complexité systémique. Or, l’innovation de rupture, plus encore que tout autre type d’innovation, est systémique. Elle emporte « rupture ». Rupture d’avec quoi ? En tout cas forcément d’avec quelque chose qui lui est extérieur, et avec laquelle elle entretient une relation – relation qu’il faut rompre en l’occurrence. Dès lors que l’on accepte ce simple postulat, cet axiome, l’on comprend mieux le caractère éminemment systémique de l’innovation de rupture.

Les limites d’une approche analytique.

Peut-on aborder un processus systémique au travers d’une démarche analytique ? Pourquoi pas ? C’est cartésien. L’analyse produit une information précieuse. Fort de cette information, on peut comprendre et… extrapoler. Mais c’est là, précisément, qu’est le risque. N’ayant analysé qu’une partie du processus, il nous faut en étendre les principes à d’autres parties, qui elles, ne sont pas forcément soumises aux mêmes lois. L’approche analytique révèle alors ses limites : elle est pertinente, mais insuffisante. S’y cantonner revient à accepter un degré d’incertitude en tout cas non indispensable, et évitable. Cependant, l’incertitude faisant corps avec l’innovation, l’on confond aisément les deux, sans trop résister, et ce degré d’incertitude [trop]élevé est accepté…

La différence entre une approche analytique et une approche systémique.

L’approche systémique a vocation à réduire ce degré d’incertitude. Mais, voyons d’abord ce que n’est pas l’approche systémique ! L’approche systémique n’est pas une démarche analytique. Observer un processus, même en focalisant sur ses interactions avec son environnement systémique, n’est pas une démarche systémique : c’est une démarche analytique. La démarche analytique observe, décompose et interprète quand la démarche systémique agit, compose et constate [l’événement]. La première est purement rationnelle, la seconde opérationnelle. D’un côté la raison, de l’autre l’action. Une démarche analytique, nous l’avons vu, est insuffisante ; mais une démarche systémique, seule, est stérile. Tout au plus chaotique, au sens que donne à ce mot la Théorie du chaos. Elle n’a d’effet qu’immédiat ; on n’en tire aucune leçon, aucun profit pour l’avenir si elle n’est accompagnée de l’analyse.

L’approche combinatoire à dominante systémique de La Méta®.

L’idéal… c’est donc de pouvoir combiner les deux. Et c’est, très exactement, ce que fait La Méta® ! Elle s’appuie pour le faire, premièrement sur les qualités systémiques intrinsèques des outils qu’elle mobilise, et, deuxièmement sur son propre algorithme. Ce dernier créé la dynamique systémique par la confrontation de ces outils les uns aux autres. Cette confrontation provoque les itérations stratégiques qui vont permettre d’imaginer d’abord, puis de concevoir progressivement l’objectif d’innovation de rupture.

Au niveau des outils, c’est d’abord le mécanisme « divergence/convergence » propre à la méthode KCP de la Théorie CK qui initie l’approche systémique. Elle est, s’il le fallait, confirmée par la constitution d’ensembles et de sous-ensembles. Certes, le mécanisme « divergence/convergence » n’est pas systémique en soit, mais le devient quand la Théorie CK recommande, pour l’expansion des concepts de « C », d’échapper à la rationalité. Dès lors, nous entrons dans ce que l’on pourrait nommer une « sérendipité chaotique ». Le mécanisme devient systémique car il élargit le champ du système auquel il s’applique.

La Méta® intervient ensuite en confrontant le résultat de la méthode KCP à l’outil de concassage SCAMPER. Cet outil est essentiellement analytique. Il a vocation à explorer un devenir « possible » de l’objet étudié, en partant de cet objet et non de son environnement systémique. Il est donc mobilisé par La Méta® pour questionner et affiner la pertinence et la faisabilité de la proposition KCP pour l’innovation de rupture.
Cependant, le fait de pouvoir activer simultanément plusieurs templates dans La Méta®, permet aussi de s’assurer de la compatibilité de cette proposition avec les tendances dégagées par l’outil “suivant”, le « 9 écrans ». Et, pour ce dernier, qu’il conforte de son côté les exigences de la stratégie Océan bleu, etc. On questionne ainsi la proposition en passant par le prisme d’autres contraintes. La pensée elle-même en devient itérative et systémique !

Provoquer des événements à la frontière des systèmes.

On le voit, La Méta® provoque des événements à la frontière des systèmes sur lesquels les outils qu’elle met en œuvre s’appliquent. Ces événements sont de nature réflexive et stratégique. En d’autres termes, ils forcent l’utilisateur à analyser pour imaginer un avenir hypothétique et, au final, à préciser la stratégie qui permettra de le rendre réel.

Les systèmes aux frontières desquels ces événements se produisent sont, quant à eux, de natures diverses, mais tous sont interactifs. Par exemple, le système concerné par la méthode KCP – dans l’usage que lui donne La Méta® -, ne couvre que la conception innovante. Il est de nature purement intellectuelle. Il ne couvre pas la réalisation de l’objet. Celle-ci n’interviendra qu’après l’application des outils que nous venons d’évoquer et des suivants (Lean Startup Canvas et QQOQCCP notamment). La réalisation de la proposition KCP se matérialisera, au final, lors de la mise en œuvre de SCRUM. Le champ de son déploiement sera, en conséquence, considéré comme un système à part entière. Mais là encore, et bien que nous soyons aux deux extrémités du processus d’innovation, La Méta® facilitera les itérations de l’un à l’autre, quitte à modifier la proposition KCP et/ou le Lean Startup Canvas !

Le graphique suivant met en évidence les relations méta-systémiques qui opèrent dans La Méta® dès qu’on travaille sur plusieurs templates simultanément.

CmapTools : l’instrument de la systémique dans La Méta®

Comme nous l’avons souligné, c’est la possibilité d’aborder en même temps plusieurs dimensions du processus d’innovation de rupture qui en facilite la réalisation. Rien n’est plus simple avec le logiciel de concepts mapping livré avec La Méta®. Chaque template est doté d’un menu (en haut à gauche sur le logo) qui le relie à tous les autres. On peut ainsi naviguer de l’un à l’autre en une seconde et modifier tout ce qui doit l’être, dans toute dimension. Cela se fait en regard de l’idée ou l’action que l’on est en train d’implémenter. Ces modifications peuvent être prospectives ou rétroactives. On invente un nouveau futur, ou l’on change “la cause initiale” du présent. Dans tous les cas, on libère la créativité !

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